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Témoignage Perrine et Compétences Solidaires

Interview Perrine Maroye

Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Perrine Maroye, j’ai 32 ans, j’habite en région parisienne. J’ai un petit ami. J’aime les voyages, les rencontres, partager, confronter des idées, découvrir de nouvelles cultures, ... J’aime aussi les bons repas entre amis et profiter du grand air.

Quel a été ton parcours avant ta mission avec DSF et qu’est-ce qui t’a donné envie de partir ?
Avant de partir en mission avec DSF, j’ai travaillé dans les Systèmes d’Information pendant 9 ans au sein de 4 sociétés. J’ai travaillé successivement en tant qu’’ingénieur d’études, conceptrice, chef de projet et urbaniste des Systèmes d’Information.
J’ai beaucoup voyagé en tant que touriste, en mode « sac à dos », avec des amis (Chine, Islande, Liban, Pérou…). Ca m’a permis de découvrir une petite partie du monde, d’ouvrir mon esprit vers d’autres cultures, modes de vie et façons de penser. Ca m’a aussi donné encore plus la bougeotte ;)
J’étais arrivée à un point dans ma vie où j’avais besoin de donner du sens à mes activités, et faire un travail plus « humain ». Adorant voyagé je me suis naturellement tournée vers le secteur de la solidarité internationale. Et puis j’avais fait un séjour au Mali en 2007 qui m’avait beaucoup plû.

Dans quelle ONG es-tu partie avec DSF ? Et Quelle était ta mission ?
Je suis partie dans l’ONG DIADEM, au Sénégal. Ma mission a consisté essentiellement à former en bureautique, Internet et gestion de projet de développement différents publics (migrants de retour forcé, jeunes femmes en formation professionnelle, membres de DIADEM). J’ai aussi accompagné les migrants à la création d’une association.

Pourquoi as-tu choisi de partir avec DSF ?
J’ai choisi DSF car c’est une association qui proposait sur son site Internet plusieurs missions que je pouvais réaliser. Et puis mon premier entretien m’a confirmé mon choix, j’ai bien aimé le côté professionnel et jeune de l’association.

Peux-tu nous en dire un peu plus sur ton ressenti et le déroulement de ta mission une fois sur le terrain ?
Ma mission s’est découpée en 2 phases : deux mois à Dakar et deux mois à Saint Louis. Aux deux endroits j’ai vécu « à la sénégalaise » avec des sénégalais (repas sénégalais, chambre à partager à Dakar, salle de bain à la sénégalaise,etc…). J’ai été confronté à des problématiques dont je n’avais pas réalisé l’envergure : coupures quotidiennes d’Internet, mais aussi et surtout coupures d’électricité et d’eau, manques de moyens matériels, dure réalité de la vie quotidienne des sénégalais et sénégalaises (les sénégalaises ne pouvaient pas toujours assister aux cours car elle devait faire à manger à toute la famille).
La mission m’a permise de me frotter en détail et sur du long terme à une réalité quotidienne et aux difficultés des habitants d’un pays du Sud. J’ai beaucoup appris des échanges avec les Sénégalais que je côtoyais (accueil, solidarité, coutumes, religion, vision de la vie en France au Sénégal, …). J’ai étais chamboulé par le parcours de vie de certains de mes élèves, noué des amitiés, etc… Ce fut un séjour très riche humainement.
J’ai aussi vécu le blues de mes proches et la fatigue liée à l’immersion totale dans un environnement non occidentale.

Quelles étaient les conditions de réussite de ta mission ?
La première est évidente mais à préciser : la motivation. Ensuite d’un point de vue perso Skype a beaucoup compté car il m’a permis de rester en contact avec mon ami et ma famille.
Ensuite je dirai une bonne entente et compréhension avec les membres de l’ONG locale.
Et puis l’écoute et la communication en toute circonstance bien entendu…

Pourquoi as-tu eu recours à Compétences Solidaires ?
J’ai eu recours à Compétences Solidaires essentiellement car je devais faire une formation en gestion de projets de développement, et n’avais une connaissance que de la gestion de projets informatiques. Ensuite pour les autres formations, même si j’avais les compétences je n’avais pas les supports de cours et Compétences Solidaires m’a fait gagner beaucoup de temps.

Comment est-ce que l’échange s’est passé ?
L’échange s’est passé par emails avec Thierry Bargel, le président de Compétences Solidaires, puis avec des membres de Compétences Solidaires spécialisés (toujours par emails).
Ce fut très cordial et cela m’a beaucoup aidé, d’autant plus que les personnes qui m’ont aidées étaient réactives.

En quoi est-ce que ce contact t’a aidé ?
Il m’a fait gagner en compétences sur la gestion de projets de développement, et m’a fait gagner un temps précieux…

As-tu eu des déceptions lors de ta mission ?
Oui. Les problèmes de communication interculturels, l’absentéisme et les retards sont des déceptions pour moi, sous mon prisme d’occidentale, même si je sais que c’est « normal » car je ne suis pas en Occident. La confrontation à d’autres façons de vivre et d’autres cultures est tout à la fois selon les moments très agréable, formatrice mais aussi source de frustrations, du moins sur des séjours « longs », d’autant plus que je me suis beaucoup investie (professionnellement et psychologiquement).

Qu’est-ce qui t’a le plus étonné ?
L’ampleur de la solidarité africaine, l’ouverture d’esprit de personnes très croyantes, la faculté qu’ont tous les sénégalais pour se débrouiller (le système D n’est pas l’exception mais la règle), leur connaissance accrue de la culture française (sur certains sujets supérieure à la mienne…), et encore plein d’autres choses…

Quelles différences culturelles t’ont le plus marquées ?
Le travail des enfants, l’importance de la vie en communauté, la bonne entente entre les religions, …

Raconte-nous une anecdote sur ta mission.
J’étais à Saint Louis, je marchais, je croise une dame âgée qui peine à porter son énorme bac de linge. Je l’aide à porter son bac sur à peine 100 mètres, nous étions presque arrivées chez elle. Et là elle m’invite à manger chez elle moi et ma famille. Cela résume la teranga sénégalaise (accueil)…

En un mot la « Solidarité Internationale » c’est quoi pour toi ?
C’est donner un sens à notre coexistence à tous sur cette planète en accompagnant les habitants des pays du Sud vers le développement et l’autonomie. Beaucoup d’entre nous ici en France sommes chanceux, et devons accompagner les mois biens lotis vers des jours meilleurs. Pour moi il est très important qu’il y ait non pas simplement une aide mais un transfert de connaissances et de compétences des pays du Nord vers les pays du Sud pour stopper les inégalités. Nous devrions être tous égaux dans nos droits vitaux.


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