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Economie sociale : un paradoxe ?

Les 25 et 26 Mai derniers le Forum Convergences 2015 a réuni les acteurs d’un nouveau modèle économique dont l’objectif est de replacer l’homme au centre de l’économie. http://www.convergences2015.org/

Au lieu de faire de la maximalisation du profit le but unique de l’activité économique, l’économie solidaire ou « social business » vise à réduire la pauvreté, aussi bien au Nord qu’au Sud de la planète.
L’emploi, le lien social, la santé et l’éducation deviennent alors les objectifs prioritaires et le profit reste une contrainte pour garantir la pérennité et le financement de l’activité. La préservation de l’environnement est de plus en plus intégrée dans ce nouveau modèle du « no loss, no dividend » (pas de pertes, pas de dividende).

Le micro crédit est un des instruments du « social business ». Il s’est développé rapidement dans les dernières années et son potentiel est énorme au vu des besoins qui restent immenses aussi bien dans les pays en développement que dans les pays « riches »

L’entreprenariat social et solidaire, associations, coopératives, mutuelles, fondations, emploie par exemple 2 millions de personnes en France ce qui représente 12% du PIB et la croissance de l’emploi y est plus forte que dans le reste de l’économie

Les multinationales commencent à s’impliquer dans le « social business » car elles y voient une source de développement : Les consommateurs qui se situent à la base de la pyramide des revenus avec 5 à 6$ par jour ( Base of Pyramid ou BoP) représentent un marché potentiel de 4 milliards de personnes. Les marges y sont faibles mais l’effet volume est impressionnant et l’implantation des marques représentera un capital important lorsque ces pays bénéficieront d’une croissance économique dynamique.
C’est aussi une source d’innovation pour les entreprises qui doivent s’adapter à une demande différente et créer des nouveaux « business models » en partenariat avec les ONG.

L’alter-marketing peut aider les acteurs de l’économie sociale à sécuriser la demande de produits solidaires.
Le marketing classique est souvent accusé de créer des besoins fictifs et de contribuer à l’endettement des ménages. Mais les techniques de marketing permettent de comprendre un marché et ses acteurs et elles peuvent être utilisées avec d’autres objectifs que le seul profit.
Déjà le « marketing social » emploie ces méthodes pour modifier des comportements individuels néfastes pour la société comme l’alcoolisme, le tabac ou l’absence de protection lors des rapports sexuels.
L’alter marketing peut par exemple jouer sur la variable « prix » pour proposer des produits solidaires à des niveaux de prix différents selon l’engagement et les moyens des consommateurs.
Il peut également permettre de comprendre les besoins des consommateurs pauvres largement ignorés des instituts de sondage et panels classiques

Autant d’innovations et d’avancées qui montrent bien qu’il n’existe pas un seul modèle économique et que nous sommes au début d’une réelle transformation de notre économie


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